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02.03.2005

Avant de partir

Tu t’apprêtes à entreprendre un voyage comme tu n’en as jamais entrepris. Un voyage dans l’espace. Un voyage où seuls quelques éléments terrestres subsisteront : la flamme des bougies, une voix de femme chantant, un rythme.

C’est ici que tu quittes les choses connues. Les asservissements. Les mimétismes. C’est ici que tu quittes les mots. Du moins tenteras-tu de le faire. Il n’est pas dit que le monde ne parvienne pas à te retenir. Avec ses incitations à la compétition, à la survie, au combat, à l'effort.

Tu quittes tout. C’est du moins le voyage que tu tentes. Devenir l’univers. Dire adieu au particulier. Le temps ne compte plus, et encore moins les routines humaines, les évidences constatées par tous. Rien n’est évident. Il n’est pas dit que tu doives encore dormir plus d’une poignée d’heures par nuit. Il n’est pas dit que tu doives encore te faire comprendre.

Ton voyage ne fait que commencer. Tes mots sont encore simples, naïfs puisque tu as quitté le monde de la distinction et du goût pour un monde que tu ne connais pas encore.

Tu es en chemin. Et déjà, je le vois à ton sourire, il est trop tard pour revenir en arrière.

22:10 Publié dans littérature, philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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