Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26.03.2005

Le mainteneur - épisode 2

La clé restait attachée à mon cou, balançant dans le vide. M’étais-je réellement comporté comme un débauché ? Je n’en avais plus aucun souvenir. De nouveau j’entendis la voix dans le haut-parleur : « Matt, vous avez osé remettre en cause la véracité du Darwinisme. » C’était donc cela. Ils avaient pris au sérieux ma remarque sur le homard bleu, postée une semaine plus tôt sur mon blog.

J’avais emprunté mes sources au "Journal of Physical chemistry" de l’université du Connecticut. Selon le docteur Harry A. Franck, un homard sur un million avait la carapace bleue du fait d’une mutation génétique. Celle-ci s’expliquait par un dérèglement de la molécule d’astaxanthine. Le résultat était un meilleur camouflage avec la mer et un aspect moins comestible.

D’où ma question : si la mutation bleue des homards permet de mieux se fondre avec l’Océan, si elle octroie un avantage compétitif pour la survie de l’espèce, comment expliquer qu’avec le temps, et si l’on suivait toujours la théorie de Darwin, tous les homards ne fussent pas devenus bleus ? À moins que la Nature fût moins darwinienne qu’on le clamait ?

C’était une question de néophyte. Ils étaient tombés dessus et avaient décidé de me punir, probablement pour l’exemple.

20:50 Publié dans littérature, philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

Les commentaires sont fermés.