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24.04.2005

Quitte ou double - poème

La vie ne se rattache à rien
Pour ceux qui attendent la fin
C’est un filet d’eau qui s’écoule
Un enfant noyé dans la foule

Le vent emporte les pensées
Toujours du côté du passé
Les yeux s’écartent du destin
Comme de l’ombre d’un festin

On ne se parle qu’à soi-même
On ne s’écoute qu’avec peine
Avec nos regrets et nos troubles
On joue à quitte ou double

Dans nos royaumes roucoulants
Les tyrannies se font intimes
Les billets doux parlent d’argent
Et la faiblesse est un crime

La vérité est étalée
Au dos des cuisses des jeunes filles
Sur tous les écrans de télé
C’est notre fantôme qui défile

On ne se parle qu’à soi-même
On ne s’écoute qu’avec peine
Avec nos regrets et nos troubles
On joue à quitte ou double

22:05 Publié dans littérature, philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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