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25.04.2005

Physique de la guerre

1. Axes

La guerre est une grandeur orientée. Ses vecteurs sont définis par des lettres défilant sur la partie inférieure de nos écrans. La norme du vecteur G est toujours représentable, mais de manière nécessairement fausse. La représentation de la fonction primitive G est une parabole. Dans un système d’axes moraux, le vecteur G est décomposé par projection sur les axes. En général, pour tracer la fonction G, on utilise un système à deux dimensions. Le choix de l’échelle doit permettre la représentation des deux valeurs dont on dispose, le Bien (x) et le Mal (y). La division des axes doit être claire de façon à permettre une représentation aisée. Une cause originelle (zéro) doit être indiquée, si possible. Son choix peut être arbitraire. Les erreurs et incertitudes sont inévitables dans la représentation de la fonction G. Il ne s’agit pas de fautes ou de méprises, mais d’erreurs imputables à la méthode. Une méthode simple pour éviter les erreurs est l’omission.


2. Corps

En temps de guerre, le corps humain pourra être utilisé comme horloge biologique. Ce mammifère, sous l’effet de la peur, émet des ultrasons qui se repèrent lorsqu’ils rencontrent des obstacles. En outre, l’intensité (I) du corps humain varie considérablement pendant un conflit armé. On peut alors calculer la distance le séparant des étoiles ou de la lune, qu’on représentera pour plus de facilité sur des rectangles de tissu colorés nommés drapeaux. Un corps plongé dans la guerre doit subir un ensemble de forces équivalant à une force unique appelée frayeur, force verticale dirigée vers le bas. Un corps qui tombe subira parfois l’action d’une force indéterminée dirigée vers le haut. Au commencement, le mouvement s’effectue comme une chute libre (sans frottement). Lorsque la vitesse de chute s’accélère, les forces se réduisent à une valeur assimilable à la perte des degrés de liberté. Le degré de liberté d’un corps indique le nombre de possibilités de mouvement dans le système de coordonnées morales x et y. On négligera la résistance de l’air du temps. La fonction G a parfois pour conséquence d’imposer une trajectoire courbe aux corps, qui autrement se déplaceraient de façon rectiligne. Sur la terre, dans l’hémisphère nord, la force de Coriolis entraîne une déviation vers l’Orient des corps tombant en chute libre (cette loi peut s’inverser avec la polarité du noyau terrestre). Pour s’épanouir, la fonction G devra obéir à la loi de modération de Le Chatelier : si l’on exerce une contrainte trop forte sur un système, il réagit dans le sens qui tend à s’opposer à la modification voulue.


3. Images, sons

La trajectoire de tir d’un obus varie considérablement s’il est ou non suivi par une caméra. Certains baromètres utilisent le fait que le point de fusion d’une volonté humaine dépend de la pression exercée sur ses représentations. Le tensiomètre événementiel mesure la pression médiatique. On place un brassard gonflable au bras du spectateur et l’on comprime sa vision. Cette pression doit être suffisante pour obstruer la conscience. La pression maximale correspond au début de l’audition des roulements de tambour. La pression minimale correspond au sommeil. Cette expérience doit être menée dans une chambre à images remplie de pompes à vide et isolée des ondes de choc réelles. Si un spectateur est soumis à la force excitatrice périodique des images, sa conscience effectue des oscillations. Après un certain temps, le corps oscille avec la même fréquence que celle de la force extérieure excitatrice. Pour accélérer ce phénomène, on pourra aussi exciter le baromètre à membrane, aussi nommé cœur, qui se déforme sous l’action de la pression. La membrane se gonfle dans la direction de la pression la plus faible, et se comprime dans le cas contraire. On pourra également, en dernier recours, procéder à une régulation du vide des idéaux ; les mesures s’étendent d’un vide approximatif à un vide très élevé. L’image d’un char détruisant une cible civile évoluant à découvert est une image virtuelle qui n’engendrera aucun vide, car on ne peut pas la recueillir sur un écran. Si un faisceau de canons frappe une surface habitée par des femmes et des enfants, en général il n’apparaît aucune image. Les ondes sonores émises par l’image cathodique d’un objet (par exemple un avion ou un coup de feu) se déplaçant dans l’air à la vitesse v, se propagent dans les membranes cardiorespiratoires à la vitesse du sens donné par un commentaire journalistique c. On parlera parfois d’onde de choc ou de perturbation. Une telle onde peut être reproduite en laboratoire. Le tube cathodique de la chambre à images est aussi appelé tube à séparation. La diffusion des ondes induit dans la conscience du spectateur un effet de séparation d’avec son corps, léger mais croissant. Le choc des molécules, régulier dans le temps, atténue la sensibilité des membranes.


4. Effets

La diffusion médiatique de la fonction G est le processus par lequel la propagation de l’espoir E et de la colère C changent de direction. On parle alors d’effet d’aspiration. Les modifications sur une longue durée ont pour effet la migration des pôles idéels. La théorie quantique précise que tout réceptacle d’énergie ne peut accueillir qu’un certain nombre d’aspirations à la fois. Un réceptacle distrait, par exemple, par l’effet d’aspiration à la Paix (P) ne conduira qu’un courant électrique faible et sans direction fixe. La fonction P est une dérivée de la fonction G.

12:00 Publié dans littérature, philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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