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31.10.2005

Ombrilic

Les autorités avaient ordonné de tout recouvrir, les cimetières, les terrains de jeu, les parcs. Il fallait enterrer les vestiges les plus dérisoires du passé sous quelques mètres de terre puis d’asphalte. Si possible, y glisser quelques corps humains à demi-vivants.

Cette nouvelle ne m’ébranla pas. Depuis quelques temps, j’avais planté mon campement à quelques mètres de l’Ombilic du monde, et ma seule activité consistait à le garder en vue sans qu’il m’absorbe. Son appétit était vorace. Des milliers d’êtres et d’objets, des centaines d’attentions et de nostalgies y affluaient.

Je ne m’étais pas installé là par ambition. J’avais été appelé, et bien qu’ayant évité des années durant ce rendez-vous, en prenant mille détours, voilà que j’étais arrivé à destination. Mon objectif désormais ? Creuser un centre alternatif à quelques mètres du centre. Détourner l’énergie magnétique de l’abîme pour ériger une tour en réponse à l’absorption de l'Avide.

11:25 Publié dans littérature, philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer