06.10.2006
(DÉ)GÉNÉRATION ASEXUELLE
Basil Kopitnikoff, 'No Sex at All'
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Nous allons laisser la parole (si on peut parler de parole) à une certaine Mel, dont voici le blog :
http://melmoi.over-blog.com/article-2823146.html
Mel, dans le billet qui suit, nous explique pourquoi elle serait "asexuelle". Ne la connaissant pas personnellement, je ne lui veux aucun mal comme (in)dividu. Mais comme symptôme... Notez, entre autres, le passage délirant et sans transition de "l'asexualité" à "tester tous les gars du monde" ; notez le lapsus calami : "bisou dans le coup" ; notez aussi le choix du vocable désuet "cunnilinctus" – bref, accrochez-vous, ça tue...
Mel :
"Je vais vous faire part d’une grande confidence petits veinards : j’ai véritablement le sentiment d’appartenir à cette partie croissante de la population, je me sens asexuelle. Je ne souhaite pas entrer dans les détails de ma vie privée, mais ne croyez pas que de se sentir asexuelle signifie que l’on ne peut pas tomber amoureuse, ressentir le désir, des pulsions, avoir un orgasme, etc. En fait, pour plus de précisions, je reprends quelques explications que j’ai pu dénicher sur un site : L’asexualité représente donc un manque d’attirance sexuelle et tous les asexuels ne se ressemblent pas, « certains ressentent des attirances romantiques, d'autres pas. Certains ressentent de l'excitation, d'autres pas. Asexualité n'est pas synonyme de célibat, qui est le choix de s'abstenir de partager son intimité sexuelle avec quelqu'un, l'asexualité est une orientation qui relève d'un manque d'attraction sexuelle. » Pour ma part, je peux être soumise à l’attirance romantique ainsi qu’à l’excitation, seulement je m’abstiens sans aucune difficulté de rapports pendants des mois ou des années. Je ne suis pas à la recherche du sexe, je m’en fiche, je peux pratiquer mais la sensation de manque n’apparaît pas. Je préfère à la rigueur un bisou dans le coup et un mot doux à l’oreille qu’une folle nuit perverse. Je n’ai pas toujours été comme ça mais cela s’est accentué depuis que je suis malade, peut-être parce que mon manque de confiance en moi ne me permet plus de croire réellement en un véritable amour. Je ne sais pas … Quoiqu’il en soit, cet « état d’esprit » ne me dérange pas vraiment, ne pas ressentir le manque m’apparaît plutôt comme un avantage et je ne souhaite pas spécialement changer. Ressentir son asexualité s’avère comparable à ressentir son hétérosexualité ou son homosexualité, je veux dire par là que ce n’est pas parce qu’on s’identifie comme hétéro qu’on ne peut pas un jour coucher avec une personne du même sexe. Une bonne levrette, un cunnilinctus bien fait m’apportent un plaisir certain, instantané, mais une part de tarte au chocolat aussi … Finalement, j’explique mon asexualité par mon indifférence à me retrouver aujourd’hui dans le lit d’un inconnu, par mon manque certain de libido qui ne me pousse pas à tester tous les gars du monde.
Je me croyais seule dans ce cas, mais le livre de Jean-Philippe de Tonnac m’a soudainement aidée à prendre conscience de cet état et m’a permise de mettre un mot sur ce que je ressens. J’ai même découvert qu’il existe un forum (www.asexuality.org/fr) avec de nombreux intervenants. (...)
Je le crie haut et fort : « Je suis asexuelle et je vous emmerde ! »."
Mel, désolé : nous ne sommes pas coprophages.
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