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14.11.2006

Le syndrome de Stockholm

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De retour de Stockholm, accueilli par la bien-nommée Beata, avec qui j'ai pris cette photo, j'écris ceci (à autrui) :

"Stockholm et moi entretenons une relation étrange depuis dix ans, faite d'une nostalgie, chaque fois
que j'y suis, proche de ce sentiment de Heimat dont parlent les Allemands – mère patrie paradoxale
pour un Ibère.

Il ne s'agit pas seulement d'une réceptivité aux chevelures blondes tirant sur le blanc. Il y a l'odeur de
pin, la nature envahissante, l'impression de limite : dernier point civilisé avant le Grand Nord, si
monumental encore et pourtant si peu grouillant déjà d'hominidés.

Le voyageur sans bagages y espère le présent comme un oubli réminiscent, une caresse inconnue, un
luxe impossible. Tant qu'il marche, il est aristocrate, mais il finit toujours rattrapé par les plateaux
de la conformité. Seule issue : faire des aspérités du caractère un style de vie, érotiser les angles..."

Le syndrome de Stockholm appliqué à la Vie : elle nous prend en otage, pour servir une cause obscure, et nous finissons par l'aimer, contre l'ordre établi...

20:28 Publié dans littérature, philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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