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31.12.2006

MAÎTRISE DE LA CRÉATIVITÉ

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30.12.2006

IL NE SERT À RIEN

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Il ne sert à rien de regarder dans la boîte
Tu l’as construite
Elle s’est fluidifiée

Tu essaies tant d’être conforme
À rien
Que tu assassines chaque seconde
Mille formes vivantes
Les possibles te sont retirés
Par ton aveuglement

Tu crois en l’individu
Et lui octroies des options
Menues
Désormais plonge
Dans les règles de l'art

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17.12.2006

SANS TITRES

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Là où l'Époque corrige tes erreurs en prouesses, là se tisse ton destin.
Là où tes erreurs corrigent tes prouesses, là se construit ta solitude.
Là où tes prouesses corrigent l'Époque, là se dévoile ton œuvre.



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14.12.2006

Weildeburg

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Il y a quelques jours, au château de B., j’ai rencontré maître T., un homme généralement considéré comme fou par son entourage. Je lui avais déjà rendu visite en 1832, et je ne l’ai pas trouvé beaucoup changé, hormis sa barbe désormais rasée et ses yeux devenus plus petits que ses orifices nasaux. Il portait toujours sa veste blanche et son pantalon de toile noire. Sa conversation était toujours aussi agréable, bien que sa voix se fût voilée avec l’âge. Je n’ai pas retenu tous ses propos, car j’étais déconcerté par l'oubli de ma montre, mais j’ai noté quelques-unes de ses phrases.

Maître T. m’a dit :

« Weildeburg est considéré comme un génie par 95% de la population. Mais 98% de la population ne comprennent pas la Théorie de la Permanence et ne s’y sont jamais intéressés. Personnellement, si on me demande qui est Weildeburg, je dis : quelqu’un qui a une fois dans sa vie au moins énoncé une équation indéchiffrable par la plupart et dont on dit que c’est un génie. Néanmoins, sa théorie ne semble pas s’appliquer au quotidien. »

Il a ajouté :

« Ce que nous disons de Weildeburg est une généralisation considérée comme utile. Elle suscite des vocations. Notre quotidien est tissé de généralisations plus ou moins admises par la majorité, comme le fait qu’il faille s’arrêter à un feu vert pour attendre que le train passe. Autre exemple, si je trouve une femme belle, j’aurais tendance à la croire plutôt belle tous les jours. J’aurais tendance à gommer le fait qu’un visage est sans cesse en inversion de lui-même, surtout si je suis lié par contrat marital à cette femme. »

Maître T. m’a encore dit, quoique d’une voix plus faible :

« Prenons un autre exemple. Nous disons : il y a les hommes et il y a les femmes. C’est une division courante qui semble pratiquée dans le monde entier. Mais après tout, qu’est-ce qui nous indique que l’espèce humaine n’est pas en réalité composée d’une quantité X de céphalopodes ? »

Après quoi, maître T. s’est senti fatigué, et s’est étonné que je n’aie pas bu mon thé au millepertuis. Il m’a indiqué la seule porte de la chambre, et m’a dit, tandis que je me levais déjà :

« Revenez dans cent ans. Et cette fois-là, ne vous trompez pas de porte. »

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11.12.2006

IMPÉRATIF CATÉGORIQUE

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"C'est à cela même dont l'esprit se contente, qu'on peut mesurer l'importance de sa perte."

Hegel, préface à la Phénoménologie de l'Esprit.

11:45 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

03.12.2006

FLUCTUAT



"L'histoire humaine : passage (et allers-retours) de la presence d'esprits (animisme) a la presence d'esprit (Lumieres)."

LdM, 3/12/2006, quelque part en Europe, sur un clavier sans accents.

14:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

01.12.2006

THE BEAT AHEAD

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Certains, silencieux, mais je les imagine, passent par les textes qui s’exposent ici en les jugeant à l’aune de leur immobilisme, comme des manifestations d’une pensée, d’une esthétique, d’un ego, que sais-je. Bien entendu, c’est une erreur : ce site n’est rien d’autre qu’un laboratoire animique, qu’un scanner de gestation, qu’une articulation souvent balbutiante vers ce qui un jour peut-être sera une phrase et une pensée spécifiques.

D’autres me jugent peut-être prétentieux car souvent je prends ici un ton haut, impétueux. C'est peut-être moins le ton de la charge de cavalerie, de l’avancée au combat, de l'épopée, que de celui qui, insensé, cours après la vitesse de la lumière. Ce site est comme un rêve : pas tant la représentation de mes désirs que la trace négative d'un élan vital qui me dépasse. C’est aussi une somme d’exercices quotidiens de libération, des libations, une thérapie esthétique pour se débarrasser de quoi ? Peut-être de ce que Kierkegaard appelait le ressouvenir et l’espérance, et qui forme la dialectique de la mélancolie.

Ce site est une reprise en marche, une reprise vers quoi ? La coïncidence de la conscience avec cet élan vital toujours déjà en avant. On pourrait en sourire. Mais l’humour n’est bien souvent qu’une autre forme du ressouvenir, bref du ressentiment. On pourrait être tenté de rectifier le tir, texte par texte, avec la vulgarité de celui qui campe dans le Vrai – que chacun s’occupe de préférence de son propre fusil et de vérifier qu'il ne contient pas des balles à blanc...

Ce site est la traîne d’une comète. L’objectif est de remonter vers sa tête, là où l’embrasement est pur désir, pure anticipation, rythme joyeux, balancement érotique. Musique.

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