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28.02.2007

Objection de conscience

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Le drame de la conscience commune : face à l’étrange, elle n’y voit encore rien. Face au familier, elle n’y voit plus rien.




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23.02.2007

LES HUIT QUESTIONS

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Quels sont les espaces encore à explorer pour la pensée et l’imagination dans nos villes mécaniques ? Précisément, l’impensé – d’où jaillit la lumière si l’on s’y attaque d’un point d’inflexion mûri, fonction invariante intuitionnée, mise en relation, pensée – l'impensé à élucider se manifeste derrière les questions suivantes :

1 - Qu’est-ce qu’un événement ?
2 - Qu’est-ce qu’une expérience ?
3 - Qu’est-ce qu’une exploration ?
4 - Qu’est-ce que la création du réel ?
5 - Qu’est-ce que la rapine ?
6 - Qu’est-ce que l’ego ?
7 - Qu’est-ce que la foi en l’avenir ?
8 - Qu'est-ce qu'une rencontre ?

Avec ces seules huit questions, qui hantent ou fertilisent mes livres et les écrits d'auteurs plus canoniques, il y a encore de quoi œuvrer pendant longtemps.




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21.02.2007

LES VEILLEURS

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Plusieurs livres habitent, à demi lus, les surfaces horizontales de mon appartement. J’y vais et j’y reviens, avançant lentement, mettant parfois un ou deux ans à finir. L’un de ces livres est ‘L’Axe du Néant’, de François Meyronnis, que m’a conseillé mon ami Valentin. Le texte est publié à l’Infini ; pourtant il n’en émane pas la préciosité BCBG fragile de certains des pensums de la collection. Disons-le, c’est plus que pas mal, ‘L’Axe du Néant’. En tous cas les 100 premières pages (ensuite, je l’ignore, j’ai provisoirement lâché). Pour faire très simple, Meyronnis redécouvre la vacuité bouddhiste, cette fontaine de jouvence, et la relie à la créativité.

Le livre est assez spéculatif, mais en revanche relativement clair sur l’embrigadement du capitalisme avancé, qu’il appelle Agencement. Si toutefois vous aimez, en matière de pensée, la précision analytique et la miroitante complexité de la forme, il est préférable de vous tourner vers Simondon, Straus, Ruyer ou Deleuze. Mais ces derniers demandent plus de patience, et sont, à première vue seulement, moins amusants que Meyronnis, qui effectivement est sollersien dans sa façon de balancer des phrases énormes mais un peu gazeuses. Le lecteur notamment est tutoyé, ce qui, lorsque systématisé, peu apparaître comme une faute de goût, alors que l'ensemble est plutôt d'une écriture plaisante. Citons :

"L’état présent du nihilisme rend nécessaire que tu fasses enfin l’expérience du lieu sans lieu qui le gouverne, et où il n’y a Rien-d’étant.
À partir de ce point d’abîme, tous les grands massifs de la bibliothèque se redistribuent devant toi.
Et surtout un écartèlement ouvre ton existence à son côté le plus caché, comme tu n’avais jamais cru en acquérir le droit."

Tout cela est assez heideggérien, mystique. Cela me rappelle ce poème de Martin H., intitulé ‘Les Veilleurs’ :

"Monde et Terre depuis longtemps confondus,
la loi de leur combat renversée
retirent aux choses toute modération.
Le nombre se déchaîne dans la quantité vide
et ne prodigue plus liaison et figure."
(édition allemande des ‘Gesamtausgabe’, tome 13)

Les plus pragmatiques se détourneront de ces discours en citant cette idée de Marx (‘L’Idéologie Allemande’), selon laquelle c’est la division du travail qui produit la spiritualité. La conscience non impliquée dans un travail abrutissant s’imagine qu’elle est « capable de s’émanciper du monde et de passer à la formation de la théorie pure, théologie, philosophie, morale, etc. »

Mais il est temps de ne plus opposer les spéculatifs aux pragmatiques. L'important est de tenter de penser les zones d'ombre (et penser, c'est aussi imaginer), quelque soit la forme par laquelle on manifeste ensuite cette exploration.

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16.02.2007

AIDE-MÉMOIRE

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Après quelques tentatives, elle réussit à remettre ses idées en place.



(Composition numérique, Gilles Tran, 2004)

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ATTACHEMENT

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Elle était très jalouse et devenait furieuse dès que je regardais une femme dans la rue.
Alors je me mis à regarder les pigeons.
Eux, ils voyageaient.




(composition numérique : Gilles Tran, 2004)

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14.02.2007

FRIVOLITÉ

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Elle avait revêtu sa plus belle robe de printemps et me disait qu'elle ne voyait pas comment m'expliquer qu'elle avait d'autres intérêts dans la vie que la philosophie ou la littérature : elle avait des projets, elle voyait loin, elle allait bientôt créer une entreprise de vêtements pour chihuahuas et ça, c'était l'avenir.



(composition numérique : Gilles Tran, 2004)

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08.02.2007

DÉBORDE, MENT

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Curieusement, je rencontre de plus en plus de femmes constamment "débordées", comme si c'était
un schème mental et social qui les aidait à mieux faire face.

"Je suis débordée donc je suis."

En conséquence de quoi, elles tirent plusieurs charrues toutes seules en éliminant au passage les boeufs qui pourraient se trouver sur leur chemin.

Zapons-nous les uns les autres. Passons volontairement à côté de l'essentiel, auquel
notre paranoïa ne croit plus (mais dont pourtant nous parlons avec nostalgie
dès qu'une pause se présente). Une manière fuyante de collaborer à
l'agitation productive, mais au profit de quoi ?

Mon conseil de boeuf maîtrisant plutôt bien ses propres charrues : élimine le superflu au lieu d'archiver l'essentiel.

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03.02.2007

WITTGENSTEIN VERSUS FREUD

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Erwin Wurm, 'Kneel Down and Think about Sigmund Freud, Kneel Down and Think about Ludwig Wittgenstein', 2003.


Wittgenstein respectait Freud comme mythologue mais réprouvait ses prétentions scientifiques et son pansexualisme. Voici quelques éléments qui tendent à démontrer le caractère artistique d'un rêve. Or Freud lui-même a suggéré que l'art était un champ à part où la psychanalyse ne devait pas s'appliquer. Voici pourquoi, en toute logique, les analystes devraient cesser de s'occuper de nos rêves.

A l'analyse, le récit de rêve révèle trois contradictions frappantes.

1 – La contradiction entre PASSÉ et PRÉSENT :

Lorsqu’on raconte son rêve, on le revit et on le revoit au présent. Pourtant on parle au passé. On dit : « Je savais en rêve que… » (Cf. le Cours de 1946-1947 de Wittgenstein).

2 – La contradiction entre INTÉRIEUR et EXTÉRIEUR :

Lorsqu’on raconte un rêve, on observe une scène, un phénomène. On objective une réalité. Et pourtant on parle comme si le rêve était quelque chose d’intérieur, de mental.

3 – La contradiction entre JE et IL :

Lorsqu’on raconte un rêve, on parle de soi au passé comme d’une tierce personne. On dit : « Je volais dans les airs… » Alors qu’on sait que soi-même on n’a jamais volé. Ce n’est pas le même « je ». Le sujet est dédoublé entre sujet vigile et sujet rêvant.

Or il existe un jeu de langage où ces trois contradictions n’en sont pas, mais sont au contraire des règles de base. C’est le discours esthétique, le jeu de langage de l’artiste.

L’artiste est en effet celui dont il est admis que le « je » n’est ni un « je » ni un « il ». Il est admis qu’il transcende l’ego commun et en même temps reste acteur en première personne de son œuvre.

L’artiste est par ailleurs celui dont il est admis que son intériorité est une extériorité. Il est dit inspiré par quelque chose qui le dépasse. L’Être du monde ou son temps parle à travers lui, le Beau, le Bien. Les autres se reconnaissent dans son œuvre.

L’artiste enfin est celui dont il est admis qu’il vit à la fois dans le passé, le présent et le futur. Il se situe dans l’universalité. Il y a, convient-on, une nécessité de l’œuvre que l’artiste révèle (par exemple Michel-Ange sculpteur) et qui existait en puissance de tous temps.

Le récit de rêve relève donc plutôt du jeu de langage esthétique que de l'espace psychanalytique. D’ailleurs on déchiffre les symboles (ou les métonymies, dirait mon ami Andrew Hussey) d’un rêve comme on déchiffre ceux d’un tableau. Ne s’est-on pas habitué à ce que le rêve veuille dire quelque chose par comparaison avec l’œuvre d’art ? Mais dans ce cas pourquoi ne dit-on pas que celui qui raconte un rêve est un artiste ?


LA CONTRADICTION ENTRE PREMIÈRE ET TROISIÈME PERSONNE


Relisons les thèses proposées par Malcolm dans son livre 'Dreaming', qui se réclame de Wittgenstein – Malcolm a été l’un de ses élèves et fréquentations, notamment pendant les cours de l’après-guerre.

Malcolm commence par noter que c’est un contresens d’imaginer qu’on puisse dire « je rêve ». Par convention le rêve appartient à l’état de sommeil. Dire « je rêve » suppose qu'on est éveillé. Mais, ajoute Malcolm, on ne peut pas non plus dire de quelqu’un : « Il rêve ». Car rien n’en donne la certitude, aucun procédé scientifique ne permet de dire si quelqu’un rêve, pas même les mouvements oculaires dudit sommeil paradoxal. C’est là que l’argument de Malcolm devient verificationniste, mais ce n’est pas tant cela qui est important. Ce qui est important dans ce que met en évidence Malcolm, et en cela il est wittgensteinnien, c’est qu’une approche scientifique, donc une approche par les causes, ne pourra jamais rien dire du rêve.

Pourquoi ? Car la science parle en troisième personne. C’est même dans un sens la définition du jeu de langage scientifique, que de neutraliser la première personne : « Il pleuvra demain, que tu le veuilles ou non ». Tandis que le rêve parle en première personne, en se référant à un état mental singulier. Pour Malcolm, seule la personne racontant son rêve peut être garante de ce rêve, mais sans jamais pouvoir apporter la preuve que le rêve a eu lieu.

Wittgenstein dirait quelque chose d’un peu différent. Il dirait qu’à partir du moment où la personne raconte son rêve et que j’accepte que ce soit un rêve, alors le rêve a eu lieu. On voit là un double mouvement de crédit accordé à l’autre pendant l’analyse. L’analyste accepte que le rêve ait bel et bien eu lieu (« je t’accorde ton rêve »), en échange de quoi le patient accepte que l’analyste oriente l’explication de ce rêve.

Que l’on ne puisse comprendre scientifiquement le mental, Wittgenstein le dit très bien ('Le Cahier bleu') : « Le terme 'mental' indique que nous ne devons pas espérer comprendre la façon dont les choses se passent. » Il entend par là qu’on ne pourra déterminer les causes. Le mental appartient à un autre jeu, celui des raisons que l'on (se/nous) donne.

Que le jeu entre analyste et patient soit le lieu d’une acceptation mutuelle, Wittgenstein le dit en plusieurs endroits, et notamment dans les 'Leçons sur l’Esthétique', en parlant de Freud et de l’explication qu’on peut donner d’un mot d’esprit : « Non pas une explication conforme à l’expérience, mais une explication acceptée. »

En conclusion, le flou, l’asymétrie, entre la première personne et la troisième personne dans le rêve doit être résolu non pas en faveur de la troisième personne, comme Freud la voulut en créant l’Insconcient, sorte de troisième personne qui parlerait en nous à la première personne, mais en laissant à la personne qui raconte son rêve la propriété, ou plutôt la responsabilté totale de ce rêve.

On le voit dans l’exemple du « beau rêve » (Ein schöner Traum – cf. 'L’interprétation des rêves') dont parle Wittgenstein dans les 'Leçons sur l’Esthétique'. Pour la patiente qui "descend la montagne", c’est un beau rêve, pour Freud c’est un rêve graveleux. Il faut en fait en rester à l’impression à la première personne : à savoir que le rêve est beau, de la même façon qu’un parfum sent bon, même s’il est fait avec de l’acide sulfurique.

Par analogie donc, pour Wittgenstein, le rêve relève bien de l’esthétique. Ce qui compte, c’est qu’il soit beau ou laid. Mais il ne s’agit pas non plus d’art, car ce qui compte, c’est qu’il soit beau pour la rêvante, mais pas nécessairement pour ceux qui écoutent. Le rêve est une œuvre d’art par soi-même, pour soi-même.



LA CONTRADICTION ENTRE PASSÉ ET PRÉSENT


Dans les cours de 1946-47, Wittgenstein s’étonne de ce que l’on dise : « Je savais en rêve » alors qu’en fait je ne savais rien du tout. Dans cette expression, la référence au passé joue un rôle essentiel.

Christiane Chaviré ('Wittgenstein, dernières pensées') montre que l’étrangeté de « Je savais en rêve que » tient au fait qu’il s’agit d’une rétrodiction qui semble faire exister dans le passé un vécu mental onirique comme si c’était un vécu mental ordinaire, réel (le récit de rêve étant construit comme un récit d’événements factuels) ; mais en même temps, cette rétrodiction est faite du point de vue du présent et de la conscience actuelle qu’a le locuteur que son rêve n’était qu’un rêve : « Je savais-EN-RÊVE… »

On voit bien que le récit de rêve se situe ni dans le passé, ni dans le présent, mais entre l’autobiographie et le récit de fiction. Wittgenstein compare le monologue du récit de rêve à un autre monologue évoquant un vécu mental du passé réel, et non onirique cette fois-ci : l’expérience vécue de la signification (Bedeutungserlebnis). Il s’agit aussi d’un énoncé psychologique à la première personne du passé, rétrospectif ou rétrodictif, se référant à un point particulier du temps psychologique : « Je voulais dire… »

Quand on dit, « je voulais dire que », la langue met tellement en relief ce vouloir dire qu’on a l’impression qu’il a été un événement conscient de lui-même qui nous a traversé dans le passé. En réalité il faut entendre : « Je veux dire (ou je crois) que je voulais dire ». De même pour le récit de rêve : « Je veux dire (ou je crois) que je savais en rêve… »

Or l’artiste est précisément celui à qui on demande sans cesse : « Qu’avez-vous voulu dire avec cette œuvre ? » Comme si l’artiste en faisant l’œuvre savait déjà ce qu’il allait en penser plus tard. Ce que Wittgenstein met en évidence, c’est que le rêcit de rêve est comme le travail de l’artiste une création linguistique. On ne peut séparer une expérience sensorielle d’un jeu de langage. On le voit bien par exemple dans les jeux de mots, comme par exemple « Time flies ». Ou encore une femme qui dirait en souriant (cf. le post précédent), d’un homme qui s’appelle Al. : « J’aime Al. »

C’est toujours au présent qu’on parle, en récréant le passé. Et peut-être le récit de rêve est-il ce moment social ou par consensus tout un chacun est autorisé (et donc s’autorise sans culpabilité) à créer.



LA CONTRADICTION ENTRE INTÉRIEUR ET EXTÉRIEUR


Malcolm montre bien dans 'Dreaming' à quel point la science entretient cette illusion que le rêve se passe à l’intérieur du rêveur, comme un état mental d’ailleurs localisable dans le cerveau. « L’intérêt pour les critères physiologiques du rêve sont dus à une erreur que les philosophes, les psychologues ou les physiologistes tendent à commettre, à savoir qu’ils supposent qu’un rêve doit avoir une localisation définie, et une durée à l’intérieur d’un temps physique. »

On cherche une explication causale plutôt qu’un protophénomène. Or les phénomènes ne se passent nulle part en termes spatiaux, on le sait depuis Bersgon ou Husserl.

Le rêveur parle de son rêve comme si c’était un objet extrait de son intériorité, comme un organe qu’on pourrait montrer et disséquer, et autorise ainsi l’analyste à le décortiquer comme un objet.

Or ce que montre Wittgenstein, c’est que le rêve n’est pas dissociable du sujet qui le raconte. Le rêve n’est pas un objet de la même façon que l’œuvre d’art n’est pas un objet mais est indissociable de l’artiste et mérite donc le même respect.


LA DÉCENCE DE LA PREMIÈRE PERSONNE

La comparaison du récit de rêve avec la création artistique est soutenue par Wittgenstein lui-même dans ses 'Conversations sur Freud'.

« C’est comme si on nous présentait un fragment de toile sur lequel un artiste aurait peint une main, une portion de visage et certaines autres formes dans un arrangement qui nous paraisse incongru et qui nous rende perplexes. »

Wittgenstein dénonce chez Freud une sorte de rapt pervers du rêve du patient, avec sa complicité. Il entend redonner au sujet qui raconte son rêve la responsabilité créatrice de ses images. Les rêves ne concernent pas nécessairement l'éros ou le désir.

On comprend toutefois in fine pourquoi le patient n’accepte pas que son rêve soit une création esthétique. C’est pour la même raison que selon Wittgenstein il apprécie la théorie de l’inconscient de Freud, celle de l’héliocentrisme de Copernic ou celle de l’évolution de Darwin. Ces théories nous apaisent dans notre peur d’être responsable en première personne de notre vie.

Tout se passe comme si on autorisait les gens à être tous créatifs au moment où ils se remémorent leur rêve, mais en même temps on leur retire la possibilité de se dire créateur de leur rêve. D’où une sensation de contradiction entre passivité et activité qui justement rappelle le malaise qui mène certaines personnes chez l’analyste.

Mais pour être juste avec Freud, disons que dans ses moments les moins scientistes et autoritaristes, il a rejoint Wittgenstein dans la volonté de rendre le Je responsable, comme le rappelle son célèbre impératif : "Wo es war soll Ich werden."

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