01.04.2007
DÉLIVRÉE (à une âme imaginée)
Délivrée de la nostalgie de la poésie, elle avait peur des chiens, de sentir comme un aimant, du jour au lendemain, innocente pourtant à la pointe de ses mains.
Au son des aboiements, saupoudrer son journal des paroles de mal, délivrée des larmes, du drame.
Propager la nuisance des cerveaux incertains, vouloir que les accidents s’arrêtent – peut-être qu’en se faisant marionnette.
Délivrée ici de la poésie qui use, vouée par dépit à la ruse d’un diable aux fausses intentions, elle léchait les barreaux de sa prison en antidote au vide.
Délivrée maintenant de l'instant acide, sa vie descendant du train, faire dérailler et regard et destin, se fier au mensonge en songe, en vain, pour taire le trop-plein.
Délivrée du souci de la vie, passion de moins que rien, avant que tout ne soit défunt.
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00:10 Ecrit par Luis de Miranda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





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