04.04.2007
DOS NU
(dos nu femme, par Nadège Herigny)
L’étincelle de départ, est-ce une étincelle, ou un fourmillement qui s’éprouve lui-même comme petite brûlure agréable. Ce n’est pas l’embrasement, me direz-vous. L’embrasement, est-ce que j’y crois ? J’y crois, mais de manière inconsciente. Être conscient de l’embrasement des âmes serait épuisant, et c’est probablement ce qu’on appelle la folie. Être conscient de la petite flamme suffit, cela révèle un système de filtrage qui fonctionne bien, car la suave brûlure élançante signale qu’on n’a pas perdu le lien avec l’embrasement.
Interchangeabilité des émotions, et surtout de leur objet. Aptitude à la sensation du magnifique. La sensation du magnifique comme rencontre de la volonté, du regard, de la peau et du fond du réel, ce fond de petites différences infinies. La sensation du magnifique, non seulement par-delà le bien et le mal, mais par-delà la vie et la mort. Ce n’est pas très moral. Mais ce n’est pas non plus sublime, car il n’y a plus de franchissement des limites (tout est franchi) mais plutôt des correspondances entre tout, le haut le bas, le latéral, le faux absent et le présent. Importance de la phénoménologie pour comprendre que la vie, c’est l’apparaître magnifique pour une conscience. Le faux absent est tout aussi magnifique que le présent. N'être rien, comme dit Pessoa, ne suffit pas. C'est un moment. Et tout de suite derrière, il y a la perception magnifique, plus forte que la douleur, avec le temps.
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10:10 Ecrit par Luis de Miranda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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