21.09.2007
MAGIE CRITIQUE
('Maestro', par Sandokan)
Dans l’article de Thierry Labica intitulé 'Le grand récit de la postmodernité', publié ce mois-ci par la Revue des Livres (www.revuedeslivres.net), je note cet extrait qui me semble une façon de résumer mon essai de 2003, ‘Ego Trip, ou la société des artistes sans œuvre’ (cf. le forum en haut à droite) :
« La subjectivité "artiste" et "créative" du salarié soumis à des régimes d’individuation sans précédent, mobilisée dans l’activité de production, ne constitue-t-elle pas la meilleure figure de l’écrasement du culturel dans le rapport de production marchande, comprimant ainsi toute distance, toute autonomie, toute marge critique, coïncidant par ailleurs avec des capacités accrues de prescription et de contrôle de l’activité salariale ? »
Ego Trip n’est pas un texte désenchanté. Je ne nie pas, et même j’accueille la magie qui s’enveloppe autour de l’individu inspiré à force d'exercer sa pulsion de lucidité et d'altérité. Comme l’écrivait Mozart dans une lettre à Bulliger (cité par Giorgio Agamben dans son ‘Profanations’) : « Vivre bien et vivre heureux sont deux choses différentes, et la seconde, sans magie, ne m’arrivera certainement pas. »
« Mettre le génie de la bouteille de son côté » est un art axial qui me semble d’un autre ordre que le narcissisme.
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20:25 Ecrit par Luis de Miranda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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