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21.11.2009

À l'impossible, chacun est tenu

Nous sommes un matin de novembre. Je suis le monde et il est chaotique bien que désormais arrimé à l’impossible. Peut-être cet impératif de l’impossible est-il le père du chaos. Je le vois plutôt comme le père du destin. Dès le matin, derrière le joyeux piaillement des oiseaux, sous l’odeur de la verte nature, on sent venir de Paris la pourriture des lâches dont le seul rôle est de perpétuer la machinerie du possible. Leur peur est assassine de toute beauté, de toute pensée, de tout ce qui perturbe leur fabrication de graisse. Je lis dans le journal Libération que des trafiquants de graisse humaine ont été arrêtés au Pérou. Ils tuaient des paysans, les découpaient et revendaient, semblent-il, les lipides issus de leur corps à des laboratoires de cosmétologie européens. Les chinois semblent-ils font cela depuis longtemps avec la graisse des condamnés à mort.

Je suis un amoureux de l’impossible. Mais je lui ai souvent été infidèle. À compter d’aujourd’hui, cela ne sera plus. À compter d’aujourd’hui, je suis un trou noir.


Le monde avait changé. Il était devenu musique, mais les machines de l’ancien ordre continuaient de rugir. La détresse, c’était de penser en termes d’adaptation plutôt que d’avancée. Le bruit du passé couvrait les chants du présent – mais pas totalement. Certains commençaient à entendre la beauté inouïe du nouveau monde, à en humer le parfum boisé, à en apprécier la magnificence sur les traits d’un visage.

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