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24.11.2009

CRÉALISME

 

Philosophie de celui ou celle qui a compris que l'extérieur est/doit être le reflet de son intériorité (1-t'es-rieur).

 

 

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23.11.2009

Luis de Miranda traduit en arabe

 

Mon roman LA MÉMOIRE DE RUBEN vient d'être traduit en arabe par la maison d'édition de Walid Soliman, qui a notamment traduit Mario Vargas Llosa. Voici la préface que je viens d'écrire pour cette occasion. Le livre sortira normalement début 2010 en Tunisie.

 

 

 

Vous tenez entre les mains le résultat conjugué d’une passion d’éditeur et d’une infinie patience de traducteur. J’ai parfois l’impression d’être moi-même traducteur lorsque je compose un roman. Traduire une impression sans la trahir demande une attention méditative, une ouïe de sourcier, et des soins d’artisan. Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. Le français n’est pas ma langue natale : ainsi ai-je la chance – autant que le malheur – de ne pas être victime de l’illusion de naturalisme qui peut saisir ceux qui ont un rapport irréfléchi avec leur propre langue. Et voici que mon texte, par la magie industrieuse d’un amoureux du Beau, Walid Soliman, est transposé dans une autre musique, magnifiquement lointaine.

Il faut du courage pour tenir ferme l’axe du Beau. Ce courage est contagieux. Je n’ai jamais cessé de croire qu’il ne fallait jamais baisser les bras face à la lâcheté de la beaucoup d’éditeurs et d’écrivains, qui ont renoncé à l’élégance d’une prose animée par le souci d’être juste, pour sacrifier à la facilité d’une écriture standard et sans art.

Dans ce roman, j’ai tenté de faire chanter deux âmes aussi proches qu’un auteur et son lecteur. J’ai tenté de dire la fin de l’enfance et le passage à un âge adulte qui ne soit pas fait de renoncements, de la perte de ce qui, adolescents, nous élevait jusqu’aux sommets de la fierté d’être humain : une intimité avec la liberté, un espoir d’aventure, et l’idée que la cohabitation avec les fantômes qui aujourd’hui décident trop souvent de nos destins doit être évitée, car elle finit par vous transformer vous-même en revenant. La littérature, c’est l’enfance retrouvée. Elle est comme une machine de guerre et un instrument de musique à la fois. L’ennemi est international : c’est le prosaïsme, la vulgarité d’une langue sans feu, la violence politique ou médiatique, la bêtise et la loi de l’argent. Le remède, c’est la foi dans le Beau. Cette foi aussi est internationale.

C’est avec honneur que je vous livre ici ma mélodie, transposée par un autre musicien. Un conte sur la mémoire, dans une langue d’une portée immémoriale.

 

 

 

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22.11.2009

INFANTÔMISER

 

Percer le flux fantômatique de nos vies brouillardeuses par un effort à la fois guerrier et enfantin vers l'existence, la définition, la singularité, la spécificité de la manifestation d'une âme reliée à d'autres

 

 

 

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21.11.2009

À l'impossible, chacun est tenu

Nous sommes un matin de novembre. Je suis le monde et il est chaotique bien que désormais arrimé à l’impossible. Peut-être cet impératif de l’impossible est-il le père du chaos. Je le vois plutôt comme le père du destin. Dès le matin, derrière le joyeux piaillement des oiseaux, sous l’odeur de la verte nature, on sent venir de Paris la pourriture des lâches dont le seul rôle est de perpétuer la machinerie du possible. Leur peur est assassine de toute beauté, de toute pensée, de tout ce qui perturbe leur fabrication de graisse. Je lis dans le journal Libération que des trafiquants de graisse humaine ont été arrêtés au Pérou. Ils tuaient des paysans, les découpaient et revendaient, semblent-il, les lipides issus de leur corps à des laboratoires de cosmétologie européens. Les chinois semblent-ils font cela depuis longtemps avec la graisse des condamnés à mort.

Je suis un amoureux de l’impossible. Mais je lui ai souvent été infidèle. À compter d’aujourd’hui, cela ne sera plus. À compter d’aujourd’hui, je suis un trou noir.


Le monde avait changé. Il était devenu musique, mais les machines de l’ancien ordre continuaient de rugir. La détresse, c’était de penser en termes d’adaptation plutôt que d’avancée. Le bruit du passé couvrait les chants du présent – mais pas totalement. Certains commençaient à entendre la beauté inouïe du nouveau monde, à en humer le parfum boisé, à en apprécier la magnificence sur les traits d’un visage.

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14.11.2009

NIETZSCHE Vs JESUS


Trouvez plus de vidéos comme celle-ci sur THE CREALISTS - LES CRÉALISTES

18:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

12.11.2009

Qu'est-ce que le créalisme ?

 

Réponse dans ce livre début janvier 2010.

 

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06.11.2009

CRÉER OU MOURIR

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La scène politique française offre ces temps-ci un spectacle tantôt ahurissant, tantôt désolant. Au mieux, on est surpris par le manque d’élévation et de cohérence programmatique des propos. Si l’on est optimiste, on se dit : « Tiens, quelque chose de nouveau se prépare. Tout cela ne peut qu’imploser. »

 

Je ne voudrais pas ajouter au flux des discours et des opinions. La critique du spectacle fait partie du spectacle. Ce qui m’intéresse, c’est de tenter de sentir si derrière l’apparent chaos, par-delà la manifeste monstruosité du corps politique français contemporain, le germe d’une période nouvelle se dessine.

 

Voici une première piste : la gestion immédiatiste des gouvernements actuels, qui a atteint son climax sous la figure de Sarkozy, est tombée si bas dans le confusionnisme qu’elle prépare, a contrario, un immense désir d’ordre chez les français, donc l’avènement d’un nouveau fascisme.

 

Deuxième piste : ce nouveau fascisme est déjà en place, mais c’est un néo-fascisme qui a appris de ses avatars précédents. Sa forme n’est plus celle de la répétition d’un ordre impérial, d’une hyperdiscipline mais au contraire l’apparence du désordre. Ce serait là une ruse extrême de la raison capitaliste : faire passer l’embrigadement des masses derrière une apparence de sympathique improvisation.

 

Autre hypothèse, connexe de la deuxième : le désordre est la forme actuelle de l’ordre. L’humain serait en train de vivre un processus de rebiologisation, de retour à l’état animal, c’est-à-dire de régression vers l’état où il est incapable de créer ses propres ordres. C’est à quoi l’on assisterait de manière épiphénoménale sur les scènes politiques du monde : la gesticulation d’une humanité qui ne sait plus créer, c’est-à-dire qui ne sait plus se donner de nouvelles lois, de nouvelles règles, de nouveaux espaces d’existence et de durable spiritualité. Pendant ce temps, un ordre s'étend toujours, qui n'a pas besoin de nous pour proliférer : l'ordre numérique, la logique des chiffres, des mesures d'ingénierie, du profit.

 

Je ne crois évidemment pas à la fatalité de cette période. Je crois que si notre impératif créatif sait se doter d'un programme, s'il sait devenir autre chose qu'une pratique instantanéiste de l'extase, nous pourrons allier liberté et ordre, aventure et édification, jouissance et civilisation.

 

 

 

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