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21.03.2010

Ou mourons

Des voix résonnent, qui harmonisent des volontés d’élucidation, par théorie latérale, décantation des contradictions, stratégies de pouvoir oratoire. Ce n’est plus dans cette langue que se dit la vérité. On peut sourire et sourire et vivre dans un bourbier, une ruine d’un autre temps. Une mélancolie a pu parfois nous happer, au temps des orchestres de violons avançant par vagues. Mais c’était du temps de la culpabilité et de la crainte de la mort. Le propre d’une théorie est de n’être au mieux que vraie. Nous nous conformons à de vieilles époques, et rien encore n’aurait été inventé de l’autre côté de la limite du réel ? Déjà se profilent à l’oraison des champs striés par nos sauts et nos incartades. Apprêtons-nous à ce qu’un monde autre explose d’un coup hors du tableau des visites réglementaires. Les atones seront enterrés vivants. Les villes seront chassées en dehors des géographies. Le sens sera considéré comme le complice de ce qu’il dénonce, pour avoir entrevu sans agir les absurdes mécaniques. Nous partons en des terres étrangères, toutes frontières franchies. Et rien ne nous importe que de mourir à ce monde pour incarner le nouveau, par fulgurances ancrées, comme on harponne un monstre. N’allez plus à l’école de la réalité. Créalisons ou mourons.

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