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22.03.2010

Moratoire sur le réel

Il est des concentrations communes qui d’un seul point affleurent, puis s’éparpillent en démesures, comme un jeu risqué lancé par le maître de l’univers, afin que des émissaires ensuite reconcentrent les forces par aimantation. Dieu alors jouerait sans cesse aux dés et au désir, observant l’humain comme une grande arène d’où émergeront quelques impétueux orfèvres qui par le seul pouvoir de leur esprit feront plier le réel, attracteurs étranges et fermes des gerbes écervelées.

Il se murmure que certains humains seraient comme des trous noirs, absorbant le temps et l’espace pour ralentir les paniques à la source, et régurgiter les bavardages, les rumeurs, les amertumes en fleurs de possibles. Aucune analyse n’est vraie, contrairement à ce qu’il se croit en certaine terre, où la psychologie critique est un sport national reposant sur des pratiques précoces au souffle court. L’opacité recouvre les aboiements, et la tactique sans amour tombe comme une feuille d’avant saison. Il faudrait passer le monde entier, y compris son propre passé au filtre des résurgences, à l’aune de l’axe ressourcé. Mais ce serait sombrer dans une névrose de la perfection et ressusciter la logique des camps d’épuration. Moratoire sur le réel pendant cent ans, pour laisser les forces actives remplacer en douceur les croupissements automates.

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