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08.01.2011

Abyssus abyssum

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L’offrande est journalière. Elle se gargarise de mots compartimentés, d’expressions fléchées, d’idées qui surprennent à la hauteur du désir de désir. Des institutions veulent stériliser tout ce qui cherche à vivre. Les fauteuils sont occupés par des âmes douces et timorées. Et pourtant. Au fond d’un regard je décèle la rage, la turbulence, la lave. Elle m’intéresse. Elle me donne envie de pétrir la chair incarnée, pour oublier les fantômes urbains. Ombres rectifuges. Qui savent très bien ce qu’elles ignorent. Sans le dire.

Longtemps les nations ont fait obstacle à la compréhension. Les langues, les cultures, autant d’inventions solidaires de l’occultation. La raison et les lumières, l’idéologie du milieu et de l’explicite. Téphras. À être trop lucide on finit aveugle, à écouter les murmures du marché et les rumeurs de hall ou de cuisine. Ânonnements de fausses évidences biographiques. Tandis que rien de ce que nous voyons n’est tel que nous le représentons. Le pratique est dissout. Aucun sujet ne tient sa forme. Masques et évaporations.

J’ai connu la forêt et j’ai connu le goudron. Je vois les dissolutions et les visages de l’abîme derrière la géométrie apparente. Le flux ignore l’approbation. Les robots ne savent pas lire. Mais ils peuvent apprendre. Je me tiens ni trop prêt ni trop loin du feu et de ses métamorphoses. Se constitue une science du devenir et des sens.

 

 

(Image Ben Gossens)

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Commentaires

Elles ne savent pas ! Elles tirent...

Écrit par : Marie-Gabrielle Montant | 08.01.2011

Une ombre, à soi tel un vêtement pour l'autre.

Écrit par : Marie-Gabrielle Montant | 08.01.2011

Les commentaires sont fermés.